Looking for Oresteia

Looking for Oresteia : un pont entre les humains d’avant et d’aujourd’hui, d’ici et de là-bas.

 

Pour 2018-2019, le lycée Cournot a abonné ses élèves au Centre Dramatique National de Besançon. La première sortie pour Looking for Oresteia a particulièrement marqué les élèves, comme en témoignent ces quelques retours :

 

« Le jeudi 20 Septembre 2018, nous sommes allés au Centre Dramatique National de Besançon voir le spectacle franco-irakien Looking for Oresteia, d'après L'Orestie d'Eschyle […] issu de la collaboration de deux metteurs en scène, Haythem Abderrazak et Célie Pauthe, respectivement irakien et française. Le mélange de ces deux cultures nous a permis de participer à un spectacle hors du commun. »

 

« Cette pièce tragique met en scène l’histoire d’un roi, Agamemnon, tué par sa femme, la reine Clytemnestre, à son retour de Troie et la vengeance de leur fils Oreste, exilé, qui assassine sa mère afin de venger son père. Le dieu Apollon va alors faire appel à Athéna, qui fera naître le droit et la justice.

Cette recréation de l’Orestie évoque la famille, la vengeance, la haine, la guerre mais aussi l’amour et la justice. La scène est également confrontée au présent avec les différents costumes, accessoires et  avec la musique jouée avec des instruments irakiens, qui joue un rôle de langage universel. »

 

« Les metteurs en scène font un parallèle entre la guerre pour la ville de Troie évoquée dans la pièce et les conflits en Irak, que l’un d’eux a connus. »

 

« La pièce de théâtre a été jouée par des acteurs Français et Irakiens : il y avait donc des parties en arabe. Malgré la barrière de la langue on pouvait tout de même comprendre, tellement les acteurs laissaient transparaître les émotions, ils jouaient leur rôle profondément ce qui a créé comme une sorte de moment de communion avec eux.  Par ailleurs cette pièce est un mélange de cultures avec de nombreuses références (française, allemande, arabe…), et la musique, jouée en direct  sur scène, permettait de communiquer universellement avec le public ».

 

« Cette collaboration était une quête de la paix, en racontant cette histoire où le sang est vengé par le sang, les metteurs en scène n’ont pas choisi de représenter les horreurs et la violence de manière brute et sanglante. La mise en scène laissait place à l’imagination. […]

Contrairement aux a priori qu’on pouvait avoir, le fait que la pièce soit pour la plupart en langue étrangère apportait une émotion plus particulière. Cette pièce a su nous émouvoir, ou nous forcer à une réflexion sans mots. […] J’ai réellement apprécié cette pièce qui soulevait des questions actuelles replaçant ainsi les faits dans une certaine intemporalité.»

 

« Cette pièce traite de nombreux thèmes, comme la justice, les relations familiales, la vengeance, la haine, l’amour entre un frère et une sœur, entre un dieu et un homme, un homme et une femme, deux hommes ou deux femmes. Les metteurs en scène recréent le texte en le confrontant au présent en utilisant des objets actuels. Ils font des références culturelles à plusieurs époques afin de montrer que cette pièce est intemporelle. De plus, la pièce peut parler à n’importe qui car elle contient plusieurs langues : l’arabe, le français, l’anglais, l’allemand. Il y a donc également plusieurs cultures ce qui amène à parler des grandes questions de l’humanité et à un discours de paix entre tous les hommes. Ils utilisent également des moyens techniques actuels tels que la vidéo ; celle-ci montre le rapport entre la pièce et la violence des guerres, la situation en Irak. […] C’était une pièce incroyable, mélangeant ancienne et nouvelle culture. »

 

« J’ai beaucoup aimé la musique et le choc des langues puis des cultures. J’ai été surprise de voir autant de références au monde d’aujourd’hui  car je pensais que la pièce ne se détacherait pas du texte. »

 

« J'ai eu du mal au début avec l'arabe, je pensais qu'il y en aurait moins, mais plus le spectacle avançait, plus je rentrais dans l'histoire, plus j'en oubliais la langue et me concentrais sur le contenu. Nous pouvons tirer une leçon de cela : les langues, les nationalités ne devraient empêcher les hommes de s'unir. […] Cette pièce nous montre aussi l'évolution des mentalités. A un moment on nous dit que ce sont les pères qui jouent le rôle principal dans l'éducation des enfants, que les mères ne servent à rien. Tout au long de l'histoire, les femmes ont été méprisées, ainsi que leurs droits. […] Je pense que ces Euménides représentent aussi le pouvoir récupéré par la femme, celles et ceux qui se sont battus pour les droits de la femme, au même titre qu'un homme. »

 

Les professeurs organisateurs et  le CDN tiennent à féliciter tous les élèves ayant participé à cette sortie, pour leur réception intelligente et sensible du spectacle, comme le prouvent ces quelques réflexions.

 

                                                                                                                               Extrait de Looking for Oresteia, image utilisée avec l'aimable autorisation du CDN de Besançon

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